La règle de la pièce de deux euros
Un impact se répare s’il est plus petit qu’une pièce de deux euros, s’il n’est pas dans le champ de vision direct du conducteur, et s’il est à plus de cinq centimètres du bord. Dans ce cas, on injecte une résine transparente dans l’impact, on la polymérise aux UV, et le pare-brise retrouve sa résistance. L’intervention dure une demi-heure et la trace résiduelle est à peine visible.
Au-delà — impact trop grand, fissure qui court, dégât devant le conducteur ou près du bord — il faut remplacer. Pas par excès de prudence : parce qu’un pare-brise participe à la rigidité de la caisse et au bon déploiement de l’airbag passager. Un vitrage affaibli, c’est une structure affaiblie.
Pourquoi il ne faut pas attendre
Un impact réparable aujourd’hui devient une fissure dans quinze jours. Les variations de température (dégivrage le matin, soleil l’après-midi), les vibrations de la route et la simple torsion de la caisse quand on monte sur un trottoir suffisent à faire filer une fissure depuis un impact négligé. Et une fissure ne se répare pas.
Autre point : la poussière et l’humidité s’infiltrent dans l’impact. Après quelques semaines, la résine adhère moins bien et le résultat esthétique est moins bon. Un pansement propre sur une plaie fraîche, en somme.
Ce que l’assurance prend en charge
Si votre contrat comporte la garantie bris de glace — c’est le cas de la quasi-totalité des formules intermédiaires et tous risques — la réparation comme le remplacement sont couverts. Deux points à vérifier sur votre contrat :
- La franchise. Beaucoup de contrats n’en appliquent aucune pour une réparation d’impact, et une franchise réduite pour un remplacement. C’est une raison de plus de réparer tôt.
- Le malus. Un sinistre bris de glace n’entraîne pas de malus. C’est un sinistre sans responsabilité.
Le réparateur peut être réglé directement par l’assureur : vous ne payez que l’éventuelle franchise. C’est ce que nous faisons pour toutes les compagnies.
« Mon assureur m’envoie chez son partenaire »
Votre compagnie vous oriente vers une enseigne nationale ? Elle en a le droit, vous avez celui de refuser. Depuis la loi Hamon de 2014, le libre choix du réparateur est inscrit dans le Code des assurances, et l’assureur doit vous en informer. La prise en charge est identique. Vous choisissez donc en fonction de la proximité, de la qualité de l’accueil, et de qui vous connaît.
Le recalibrage des caméras
Sur la plupart des véhicules récents, une caméra est collée derrière le pare-brise, au niveau du rétroviseur. Elle alimente le freinage d’urgence, l’alerte de franchissement de ligne, la lecture des panneaux. Quand on remplace le pare-brise, elle doit être recalibrée : un décalage d’un degré suffit à fausser les distances. Un remplacement sans recalibrage, c’est une aide à la conduite qui ment. Demandez toujours si c’est compris — chez nous, oui.
Ce que ça coûte sans assurance
Une réparation d’impact se situe entre 60 et 120 €. Un remplacement de pare-brise varie énormément selon le véhicule : quelques centaines d’euros pour une citadine sans option, jusqu’à plus de mille pour un vitrage chauffant, acoustique, avec caméra et capteur de pluie. D’où l’intérêt de réparer l’impact avant qu’il ne devienne une fissure.
À retenir
- Impact plus petit qu’une pièce de 2 €, hors champ de vision et loin du bord : réparable.
- Fissure, impact devant le conducteur ou près du bord : remplacement.
- N’attendez pas : un impact devient une fissure, et une fissure ne se répare pas.
- Bris de glace = pas de malus, et souvent pas de franchise pour une réparation.
- Vous choisissez votre réparateur, quoi que dise votre assureur.
- Véhicule récent : exigez le recalibrage des caméras.
Écrit par l’équipe SAGLAMCAR, négoce et atelier automobile à Vulaines-sur-Seine. Mis à jour le 25 septembre 2026.